Cheikh Oumar Diagne, ministre conseiller et Directeur des moyens généraux à la présidence de la République, a exprimé un soutien ferme envers Ousmane Sonko suite à la publication d’une lettre de l’Abbé André Latyr Ndiaye critiquant les remarques de M. Sonko sur le voile lors du dernier Concours général.
Dans une déclaration complète, M. Diagne souligne que la législation sénégalaise n’interdit pas le voile au sein des institutions publiques. Il affirme que les règlements des établissements privés ne peuvent excéder les dispositions générales prévues par la loi. Il a également mis en avant le fait que les valeurs des religions révélées, telles que la couverture des femmes libres et majeures, l’interdiction du vin et la circoncision, sont communes.
Cheikh Oumar Diagne exprime son contentement d’avoir lu la lettre de l’Abbé Latyr, tout en soulignant l’importance du débat respectueux et argumenté. Il critique la façon dont il a été qualifié de « jeune politicien nouvellement promu », qualifiant cette remarque d’impolie et de malvenue.
Il invite l’Abbé à la réflexion, en rappelant que la loi sénégalaise garantit la liberté d’expression religieuse et que les préoccupations actuelles du pays devraient se concentrer sur des problèmes cruciaux comme le chômage, le coût de la vie, l’insécurité et la corruption.
Pour conclure, Cheikh Oumar Diagne fait référence à une célèbre inscription en araméen – « Mené, Mené, Tekel, Upharsin » – en précisant que ces mots portent une signification profonde et complexe dans la tradition soufie musulmane. Il réaffirme son soutien au Premier Ministre, en soulignant que le Sénégal reste un pays de paix et de foi, distinct dans ses pratiques et ses valeurs de celles d’autres nations comme la France.



