L’enclave espagnole de Ceuta, située au nord du Maroc, a connu un important afflux de migrants jeudi 30 juillet. Des milliers de personnes, principalement de jeunes Marocains, mais aussi des femmes et des enfants, ont tenté de rejoindre le territoire espagnol en traversant la frontière à la nage ou en courant par les plages du Tajaral, selon des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux.
Face à cette situation, les autorités espagnoles ont demandé la déclaration de l’état d’urgence nationale ainsi que le déploiement de l’armée afin de renforcer le contrôle de l’enclave.
Madrid a également annoncé avoir conclu un accord avec Rabat pour organiser le renvoi rapide des personnes entrées illégalement sur le territoire. D’après le média marocain Hespress, cette procédure de retour collectif concernera l’ensemble des migrants, y compris les mineurs.
Selon le média marocain Le Desk, les effectifs de la Garde civile et de la Police nationale espagnoles ont été rapidement débordés par l’ampleur des arrivées. De son côté, RFI Afrique indique que les garde-côtes espagnols ont secouru plus de 200 personnes en mer au cours de cette tentative de traversée.
Cet épisode s’inscrit dans une tendance observée depuis le début de l’année, Ceuta enregistrant un nombre d’arrivées supérieur à celui des autres routes migratoires vers l’Espagne, y compris celle des îles Canaries.
Pour faire face à cette pression migratoire, l’Espagne a annoncé l’envoi de 70 agents supplémentaires de la Garde civile, qui viendront renforcer les 80 déjà déployés sur place. Des plongeurs et des navires des garde-côtes seront également mobilisés afin de sécuriser les abords de l’enclave.
Un migrant a expliqué avoir décidé de tenter la traversée après avoir entendu que le poste-frontière de Bab Sebta était ouvert. Cette nouvelle vague migratoire relance les préoccupations autour de la gestion des frontières entre le Maroc et l’Espagne, ainsi que des défis liés aux flux migratoires en Méditerranée.



