Les députés de l’opposition réunis au sein du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, ainsi que les élus non inscrits, ont annoncé leur décision de porter l’affaire des incidents survenus à l’Assemblée nationale devant plusieurs institutions internationales. L’annonce a été faite ce jeudi 2 juillet, lors d’une conférence de presse.
Les parlementaires comptent notamment solliciter la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union interparlementaire, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ainsi que la Commission de l’UEMOA afin d’attirer leur attention sur les événements survenus au Parlement le 29 juin.
Cette séance, consacrée à l’examen d’un projet de révision constitutionnelle, s’était déroulée dans un contexte particulièrement tendu. Alors que des rassemblements de partisans et d’opposants étaient annoncés autour de l’Assemblée nationale, la situation a pris une nouvelle tournure avec l’intervention des forces de gendarmerie à l’intérieur de l’hémicycle.
Les députés de l’opposition dénoncent une atteinte à leurs prérogatives parlementaires. Selon eux, cette intervention les a empêchés d’exercer librement leur mandat. Ils soutiennent également que le règlement intérieur de l’Assemblée ne confère pas au président de l’institution le pouvoir de faire intervenir la force publique pour interrompre un élu en pleine intervention ou procéder à son expulsion.
En parallèle de leurs démarches auprès des organisations internationales, les élus prévoient d’engager des échanges avec les représentations diplomatiques accréditées au Sénégal, les autorités religieuses et coutumières, ainsi que les organisations de la société civile. Ils réclament par ailleurs qu’une enquête permette d’établir les circonstances exactes de l’intervention de la gendarmerie et d’identifier l’autorité ayant donné les instructions.
Au cours de leur déclaration, les députés ont appelé les différentes organisations saisies à suivre avec attention l’évolution de la situation institutionnelle du Sénégal et à utiliser les mécanismes prévus par leurs textes pour contribuer à la préservation de la démocratie parlementaire. Ils ont enfin assuré que cette démarche n’avait pas pour objectif de porter atteinte à l’image du Sénégal sur la scène internationale.



