Les discussions autour de la proposition de loi n°11/2026 portant modification du Code électoral ont pris une dimension fortement politique, ce mardi, à l’Assemblée nationale du Sénégal. Lors de son intervention, la députée Anta Babacar Ngom a directement interpellé le chef de l’État, appelant à la dissolution de l’institution parlementaire.
Face à l’assemblée, la parlementaire a estimé que l’actuelle configuration politique ne reflète plus les attentes des citoyens. S’adressant au président Bassirou Diomaye Faye, elle a plaidé pour une décision forte, considérant que la 15e législature est désormais en décalage avec les réalités du pays et les exigences du moment. Selon elle, les tensions persistantes autour des réformes électorales renforcent la nécessité d’un tel tournant.
Pour Anta Babacar Ngom, les débats en cours révèlent une fracture entre les représentants élus et les préoccupations des populations. Elle souligne que les désaccords profonds sur la révision du Code électoral fragilisent la crédibilité du processus législatif. Dans cette perspective, elle défend l’idée d’un renouvellement de l’Assemblée afin de restaurer la confiance et de favoriser un climat politique plus serein.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par de vives oppositions entre majorité et opposition. Entre critiques sur la conduite des débats, contestations de procédure et appels à une réforme institutionnelle, les échanges dépassent désormais le cadre technique pour s’inscrire dans une confrontation politique plus large sur l’avenir de la gouvernance du Sénégal.


