La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé à l’arrestation de quatre personnes dans le cadre d’une enquête sur un réseau présumé de trafic de protoxyde d’azote, communément appelé « ballons ». Selon Libération, l’opération a permis la saisie de dizaines de bouteilles de gaz, de capsules, de MDMA, d’argent liquide et de téléphones portables.
L’enquête a été ouverte à la suite d’un renseignement signalant un trafic de protoxyde d’azote dans le quartier des Almadies. Pour identifier les suspects, les enquêteurs ont organisé un achat surveillé en se faisant passer pour des clients.
Cette opération a conduit à l’interpellation d’un homme se présentant comme transitaire, trouvé en possession de cinq bouteilles de protoxyde d’azote. Lors de son audition, il aurait désigné un chauffeur de taxi comme son fournisseur.
Les investigations se sont ensuite poursuivies au parking du stade Léopold-Sédar-Senghor, où le chauffeur de taxi a été arrêté avec cinq cartons de bouteilles de gaz dissimulés dans son véhicule. Selon Libération, ce dernier aurait déclaré qu’une partie de la marchandise était destinée à un agent de sécurité.
Les policiers ont alors interpellé cet agent de sécurité, chez qui une quantité de MDMA en vrac a été découverte. Il aurait, à son tour, orienté les enquêteurs vers un homme domicilié à Keur Mbaye Fall, présenté comme le principal organisateur présumé du réseau.
La perquisition menée à son domicile a permis la saisie de 78 bouteilles supplémentaires de protoxyde d’azote. Le suspect aurait indiqué s’approvisionner auprès d’un fournisseur surnommé « Phantom », qu’il présente comme résidant en Suisse.
Au total, les enquêteurs ont saisi 96 bouteilles de protoxyde d’azote, 562 capsules, une quantité de MDMA en vrac, 175 000 FCFA en espèces ainsi que cinq téléphones portables, dont deux iPhone et trois appareils Android.
Les quatre personnes interpellées, parmi lesquelles un transitaire présumé, un agent de sécurité et deux chauffeurs de taxi, ont été déférées pour association de malfaiteurs, détention et trafic de drogue, selon Libération. Elles bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice.



