La direction générale d’Air Sénégal aurait été saisie dans le cadre d’une enquête internationale portant sur des soupçons de trafic qui impliqueraient des membres du personnel navigant commercial. Au cœur des investigations : des pratiques présumées liées au transport de marchandises ou de colis dans les bagages et effets embarqués sur la liaison Dakar-Paris-Dakar.
Les enquêteurs chercheraient notamment à déterminer si certains membres d’équipage auraient pu faciliter, volontairement ou non, l’acheminement de produits interdits.Plusieurs éléments auraient attiré l’attention des enquêteurs.
Des objets aussi inhabituels que des pare-chocs de voitures ou des bagages hors gabarit auraient été transportés, tandis qu’un autre épisode particulièrement sensible concernerait un pot de lait qui aurait, selon les soupçons examinés, servi à dissimuler une substance présentée comme une drogue dure. À ce stade, ces éléments relèvent toutefois d’une enquête et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir la responsabilité des personnels concernés.
Les investigations doivent précisément permettre de reconstituer les circuits, les modalités de prise en charge des colis et l’identité des éventuels intermédiaires.Pourquoi tous les stewards ont-ils été débarqués ?
C’est dans ce contexte que les mesures prises par le directeur général d’Air Sénégal, Tidiane Ndiaye, suscitent des interrogations. La décision de retirer l’ensemble des stewards de la rotation Dakar-Paris-Dakar pourrait être liée aux préoccupations de sécurité et de contrôle soulevées par cette affaire. Une mesure qui apparaît particulièrement sensible puisqu’elle concerne une ligne internationale stratégique de la compagnie.L’enjeu pour les enquêteurs est désormais de comprendre comment certains objets auraient pu être embarqués, qui en aurait assuré la prise en charge et si des failles dans les procédures de contrôle ou dans l’organisation du personnel navigant ont pu être exploitées.
Pour la direction d’Air Sénégal, l’objectif serait également de préserver l’intégrité des procédures internes et de ne laisser subsister aucun doute sur les conditions d’acheminement des bagages et marchandises.L’affaire reste donc à éclaircir.
Entre les objets atypiques transportés, les soupçons autour d’un contenant qui aurait dissimulé de la drogue et la décision de retirer les stewards de cette liaison, plusieurs questions demeurent sans réponse. Les conclusions de l’enquête devront notamment établir les responsabilités individuelles, le cas échéant, et déterminer si les faits relèvent d’actes isolés ou d’un mécanisme plus organisé.



