Anta Babacar Ngom, récemment installée députée de la 15e législature à l’Assemblée nationale, s’est présentée mardi dernier devant la Cour d’Appel de Dakar pour défendre ses intérêts dans une affaire judiciaire complexe. L’incident remonte à 2021 et met en lumière une fraude impliquant la mise en hypothèque d’un immeuble appartenant à la présidente du mouvement Alternative pour la relève citoyenne (Arc), à son insu.
Un prêt de 85 millions de francs a été obtenu sur la base de faux documents, incluant une fausse procuration et un faux état financier. Cette opération frauduleuse a été menée par un certain M. Samb, avec la complicité de T. Ndiaye, chef d’agence à Orabank de Thiaroye, et de N. P. Dieng. Le bien immobilier en question, un immeuble R+5 situé aux Almadies, a ainsi été mis en hypothèque au niveau de l’institution bancaire, sans le consentement de la véritable propriétaire.
L’affaire a été découverte lorsque Mme Ngom a pris connaissance de l’existence d’un changement de propriété concernant son bien, par l’intermédiaire d’un document d’huissier. À sa grande surprise, elle a appris qu’un acte de vente avait été enregistré à son insu. Elle a immédiatement réagi en précisant qu’elle n’avait jamais vendu l’immeuble en question et qu’elle n’avait donné aucune procuration pour effectuer des démarches relatives à cette propriété.
Les prévenus, condamnés en première instance, ont fait appel de la décision. Lors de l’audience, Anta Babacar Ngom a réaffirmé ses accusations, soulignant que l’immeuble était un bien de grande valeur et non un « immeuble simple et nu » comme il avait été décrit par les auteurs de la fraude. Le Parquet a, pour sa part, requis la confirmation de la condamnation initiale malgré les dénégations des mis en cause.
Le verdict de l’affaire sera rendu le 21 janvier prochain.



