Alors qu’aucune décision n’a encore été rendue sur sa demande d’assignation à résidence sous bracelet électronique, la défense de Nabou Lèye a engagé une nouvelle procédure pour obtenir sa libération.
Déposée le 22 juin 2026, la demande d’assignation à résidence n’avait toujours pas été tranchée au 22 juillet. Les avocats de l’accusée estiment par ailleurs que les réquisitions du parquet ne leur ont pas été transmises dans le délai prévu par la loi.
Face à cette situation, ils ont saisi directement la Chambre d’accusation afin de solliciter la mise en liberté d’office de leur cliente. Cette procédure repose sur le non-respect présumé des délais légaux.
Selon Rewmi, l’affaire sera examinée ce jeudi 20 août 2026 à 10 heures. La Chambre d’accusation devra ainsi se prononcer sur la requête introduite par les conseils de Nabou Lèye.
Le rôle de Nabou Lèye toujours au cœur du dossier
Le rôle attribué à Nabou Lèye dans l’affaire du double meurtre d’Aziz Dabala et de Boubacar Gano demeure au centre de l’enquête. Mamadou Lamine Diaw, présenté comme le présumé meurtrier, aurait affirmé avoir agi sous les ordres de Tarba Mbaye et de Nabou Lèye.
Un projet visant à filmer Aziz Dabala dans une relation sexuelle aurait également été évoqué au cours de l’enquête. Convoquée pour une audition le 24 décembre 2025, Nabou Lèye reste inculpée, tandis que Tarba Mbaye, entendu par les enquêteurs, a été laissé libre.
De nouveaux éléments dans les analyses ADN
Le dossier comporte également de nouveaux résultats d’analyses ADN. À la suite de prélèvements complémentaires effectués à la demande du CIGASS, la Division des investigations criminelles (DIC), en collaboration avec la police technique et scientifique, aurait identifié quatre profils distincts sur les lieux du double meurtre.
Des traces ont notamment été relevées sur un morceau de verre retrouvé dans le salon et la salle de bain. Deux des profils correspondent aux victimes, tandis qu’un troisième a été attribué à Mamadou Lamine Diaw. Du sang lui appartenant aurait également été retrouvé mélangé à celui de l’une des victimes.
En revanche, aucun profil ADN correspondant à Nabou Lèye n’aurait été identifié sur la scène de crime.
Malgré cet élément, Nabou Lèye demeure inculpée pour « association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et actes de barbarie », rapporte L’Observateur dans son édition de ce mercredi.
La Chambre d’accusation devra désormais se prononcer sur la demande de mise en liberté introduite par sa défense.



