À l’approche du vote du 5 novembre, les sondages montrent une compétition de plus en plus serrée, mettant en lumière les difficultés rencontrées par Kamala Harris. Selon une enquête récente révélée par la chaîne NBC, la candidate démocrate est presque à égalité avec son rival républicain, l’ancien président Donald Trump, obtenant 48 % des voix des électeurs enregistrés, ce qui représente une baisse de cinq points par rapport au mois précédent.
La dynamique qui avait propulsé la vice-présidente sortante durant l’été semble s’être essoufflée. Mathieu Gallard, directeur d’études à l’institut Ipsos, souligne que, bien qu’elle ait bénéficié d’un léger effet positif après l’annonce de sa candidature et la présentation de son colistier, la tendance actuelle montre un resserrement des voix. « Kamala Harris est toujours en tête au niveau national, mais avec un écart de seulement 1, 2 ou 3 points, ce qui ne suffit pas pour garantir sa victoire », note-t-il.
Dimanche dernier, la vice-présidente a choisi la Caroline du Nord pour sa campagne, un État sinistré par l’ouragan Hélène, où elle a critiqué son adversaire pour son manque de transparence concernant sa santé et son refus de participer à un second débat.
Tentatives de séduire l’électorat noir
Le 14 octobre, Kamala Harris a également tenté de séduire l’électorat noir à Érié, en Pennsylvanie. Elle a mis en garde contre la rhétorique de plus en plus autoritaire de Donald Trump, qui intensifie ses attaques antimigrants. Lors d’un événement en Arizona, Trump a accusé le gouvernement Biden-Harris d’avoir « importé une armée de clandestins » et a proposé de recourir à la Garde nationale contre « l’ennemi de l’intérieur ». Harris a réagi en déclarant que « un second mandat de Trump représenterait un risque énorme pour l’Amérique ».
L’ancienne procureure de Californie a également présenté plusieurs propositions visant à soutenir les entrepreneurs afro-américains, notamment des prêts avantageux et des aides à la formation professionnelle. Ce programme vise à favoriser l’accès des hommes afro-américains aux métiers de l’éducation.
Mobilisation de sa base électorale
La semaine dernière, l’ancien président Barack Obama avait exhorté les électeurs noirs à soutenir la candidature de Harris, rappelant qu’il s’agissait d’une première historique. Pendant ce temps, Trump a salué des sondages favorables qui témoignent de son soutien croissant parmi les électeurs noirs et hispaniques.
Selon Mathieu Gallard, Trump réussit à mobiliser sa base électorale grâce à des thèmes identitaires forts, en particulier son opposition à l’immigration. La passion initiale des électeurs démocrates pour la candidature de Harris semble diminuer avec le temps, posant un défi majeur à sa campagne.
« Pour gagner une élection présidentielle aux États-Unis, il ne s’agit pas seulement de convaincre les électeurs indécis, mais surtout de mobiliser sa base. Le résultat dépendra de la capacité de chaque candidat à rassembler ses partisans », conclut-il.
L’issue de ces élections semble plus incertaine que jamais, avec les deux candidats au coude-à-coude et des écarts qui continuent à se resserrer.



