La scène footballistique sénégalaise est actuellement marquée par une vive controverse entre Khady Diène Gaye, la ministre des Sports, et la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Ce différend a émergé suite à une demande officielle du ministère concernant la transparence financière des campagnes de la Coupe du Monde 2022 au Qatar et de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023 en Côte d’Ivoire. La FSF, dirigée par Me Augustin Senghor, a rapidement réagi en soulignant que les budgets de ces compétitions avaient été approuvés et gérés entièrement par les services du ministère des Sports et non par la fédération.
Louis Lamotte, membre du comité exécutif de la FSF, a exprimé ses regrets quant à l’évolution de cette situation, indiquant que « cet échange aurait pu être évité ». Selon lui, il est dans le droit de la ministre de demander des informations. Cependant, il précise que les fonds en question étaient sous la gestion exclusive du ministère des Sports, et non de la fédération. Lamotte précise que les primes pour les participants à ces compétitions sont également gérées par le ministère, où la FSF n’a que peu d’influence.
Lamotte ajoute que la réponse de la FSF à la demande de la ministre a été claire, et qu’il est surprenant que cette dernière ne puisse pas obtenir les informations nécessaires directement auprès de ses propres services. « Les bilans des campagnes ont été réalisés, avec des rapports détaillés présentés lors des réunions du comité exécutif. Les comptes ont été scrupuleusement vérifiés », souligne-t-il.
Il insiste également sur l’éthique de gestion rigoureuse au sein de la FSF, comparant les procédures de remboursement aux barèmes de l’État et du secteur privé. « Les dépenses sont remboursées selon des règles précises, sans enrichissement personnel », assure-t-il. Lamotte rappelle que la gestion des fonds FIFA est soumise à des contrôles stricts, avec des audits réguliers pour garantir une transparence totale.
En somme, cette situation met en lumière des questions cruciales sur la gestion financière du football sénégalais, tout en soulignant la nécessité d’une communication claire et d’une compréhension mutuelle entre les instances sportives et les autorités gouvernementales.



