Lors de la visite du député de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), hier jeudi, Mamoudou Ibrahim Kane, figure tantôt journaliste tantôt homme politique, a exprimé ses réflexions sur ce discours. La visite de Mélenchon au Sénégal s’inscrit dans le cadre d’une invitation lancée par Ousmane Sonko, président du Pastef.
Kane a partagé ses pensées sur Twitter, interpellant la présence récurrente des dirigeants français au Sénégal, en référence aux visites précédentes de personnalités telles que de Gaulle, La Baule, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Il s’est interrogé sur la pertinence de ces visites successives, pointant du doigt le manque de rupture dans les discours.
Selon Kane, Mélenchon n’a pas repris le cliché du discours de Jacques Chirac sur « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire », mais il a plutôt mis en avant son engagement en tant que législateur français pour le mariage homosexuel. Cette déclaration a été bien accueillie par certains, tandis que le recteur de l’UCAD a été hué.
Dans son analyse, proche de l’ex-Premier ministre Amadou Ba, Kane remet en question la nécessité pour Mélenchon de venir définir l’identité africaine, soulignant que les Africains sont mieux placés pour le faire que ceux qui leur dictent des leçons tout en restant fondamentalement inchangés. Il critique ainsi une forme de paternalisme persistant dans les relations franco-sénégalaises, où les nouveaux acteurs portent les mêmes agendas sous des habits différents.



