Après avoir menacé de frapper durement l’Iran, le président américain Donald Trump a sensiblement modéré son ton lundi 2 novembre, laissant entrevoir la possibilité d’un règlement diplomatique. À la veille d’élections importantes aux États-Unis, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé qu’un accord avec la République islamique « pourrait arriver », alimentant les espoirs d’une désescalade dans une région sous haute tension.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a assuré que Téhéran souhaitait parvenir à un compromis « aussi rapidement que possible ». Il a également établi un lien entre cette perspective diplomatique et la baisse des cours du pétrole, estimant que les marchés anticipaient désormais l’absence d’une nouvelle confrontation militaire entre les deux pays. « Les prix du pétrole tombent comme des pierres (…) parce que les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran », a-t-il notamment écrit.
Cette inflexion intervient alors que les tensions militaires restent particulièrement vives dans le Golfe. Selon des informations rapportées par le Wall Street Journal, les forces américaines auraient mené une série de frappes limitées et tenues secrètes contre des positions iraniennes, notamment sur l’île de Qeshm, située dans le stratégique détroit d’Ormuz. Ces opérations, dont les circonstances restent à éclaircir, illustrent la persistance d’une pression militaire américaine malgré les ouvertures diplomatiques affichées par Washington.
Entre menaces de représailles, opérations militaires et signaux d’apaisement, les relations entre les États-Unis et l’Iran demeurent marquées par une forte incertitude. La perspective d’un accord évoquée par Donald Trump pourrait ouvrir une nouvelle séquence diplomatique, mais elle reste conditionnée à la volonté réelle des deux capitales de privilégier la négociation à l’escalade.



