Le Collectif des défenseurs du Plan d’urbanisme détaillé (PUD) de Guédiawaye alerte sur les tensions liées à l’occupation d’un site destiné à accueillir des infrastructures publiques. Dans un communiqué, ses membres évoquent une situation qu’ils qualifient d’« urgence humanitaire et administrative » et mettent en garde contre des risques d’affrontements.
Au cœur du différend figure la présence d’un groupe de maraîchers et d’éleveurs sur le terrain concerné. Le collectif les accuse d’occuper illégalement les lieux et de bloquer le démarrage de projets d’aménagement destinés aux populations locales.
Une indemnisation contestée par les occupants
Selon le Collectif des défenseurs du PUD, les personnes présentes sur le site ne disposent d’aucun titre de propriété ni de droit légitime sur le terrain. Il affirme toutefois que l’aménageur avait privilégié une démarche sociale en leur versant une indemnisation financière substantielle.
Malgré ce versement, les occupants refuseraient toujours de libérer les lieux. Le collectif leur reproche également de vouloir transformer la zone en espace d’accueil pour des personnes déguerpies et en site d’abattage clandestin de bovins.
Dans son communiqué, il estime que le développement de la commune ne peut plus être compromis par cette situation. Il dénonce notamment des comportements qu’il considère comme des tentatives de blocage des projets d’intérêt public.
Des accusations contre certains acteurs politiques
Le collectif accuse par ailleurs les occupants de mener une stratégie de victimisation avec l’appui de certains acteurs politiques. Il cite notamment des députés, auxquels il reproche de privilégier des intérêts électoraux au détriment de l’intérêt général.
Pour ses membres, le maintien de cette situation pourrait créer un précédent juridique et social dangereux au-delà de Guédiawaye.
Un appel à l’intervention des autorités
Face à ces tensions, le Collectif des défenseurs du PUD réclame une intervention rapide des autorités territoriales et ministérielles, ainsi que des forces de sécurité.
Il demande la libération du site et l’expulsion des occupants, afin de permettre la reprise du processus d’aménagement. Il appelle également à la sécurisation du périmètre pour faciliter le démarrage des travaux de voirie et la réalisation des équipements publics prévus.
Pour l’heure, les accusations formulées dans le communiqué restent celles du collectif. Aucune réaction des personnes mises en cause n’est mentionnée dans le texte.



