L’état d’avancement des travaux d’assainissement des eaux pluviales à Tivaouane suscite de nouvelles préoccupations à l’approche du prochain Gamou. Lancé en novembre 2025, le programme structurel destiné à lutter contre les inondations dans la commune accuse un retard par rapport au calendrier initial.
Le projet avait été officiellement lancé par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en présence des dignitaires de la famille de Cheikhal Seydi El-Hadji Malick Sy (RTA) et des différentes parties prenantes.
Pour assurer le suivi des opérations, un comité avait été mis en place sous la coordination du préfet du département. Il regroupe notamment le maire, les services techniques, l’entreprise chargée des travaux, les concessionnaires et des représentants de la communauté religieuse, dont le Coskas et le cadre Ajana.
Le programme prévoyait la prise en charge de la quasi-totalité des points bas et des zones inondables de Tivaouane. Initialement fixés à huit mois, les travaux devaient être achevés à la fin du mois de juillet 2026. Toutefois, ce délai n’a pas été respecté.
« Pour des facteurs endogènes et exogènes, les travaux n’ont pas pu être livrés à la date échue », regrette Moulaye Abdou Aziz Diop, petit-fils de Mame Maodo et acteur engagé de la société civile religieuse.
Il rappelle également qu’à l’approche du Gamou, le 14 août 2026, le chantier avait été momentanément suspendu. Cette pause devait permettre à l’entreprise de raccorder les tronçons achevés, d’assainir les voies publiques et de libérer les emprises au profit des autres concessionnaires.
Sen’Eau, Senelec et Ageroute devaient ainsi intervenir pour réaliser les raccordements nécessaires au bon déroulement de la grande ziara.
Malgré les retards, Moulaye Abdou Aziz Diop souligne les résultats déjà obtenus. « En tant que citoyen avisé et membre du comité de suivi, je puis témoigner de l’impact hautement positif des ouvrages déjà réalisés lors du dernier Gamou, en attendant la finalisation des exutoires », affirme-t-il.
Mais le calendrier devient de plus en plus préoccupant. Le prochain Gamou étant prévu à la mi-août 2027, il estime que les autorités doivent accélérer les démarches pour éviter une nouvelle situation d’urgence.
Sur le plan financier, il appelle l’État à diligenter le paiement des décomptes et des arriérés dus à l’entreprise Kelimane. Selon lui, cette dernière a préfinancé une grande partie des travaux, ce qui rend nécessaire la régularisation rapide de sa situation financière.
Il invite également les pouvoirs publics à ne pas attendre les réunions préparatoires traditionnelles, notamment les CDD et CRD prévues en mai ou juin, pour prendre des mesures d’urgence.
Au-delà des prochaines échéances religieuses, la demande porte sur la reprise immédiate du chantier, l’achèvement et la réception définitive des ouvrages. Une étape jugée indispensable avant le lancement du futur programme d’assainissement des eaux usées dans la commune.



