Les podiums des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 mettent en lumière le savoir-faire des artisans sénégalais. Selon Sport et Société, ces structures sont fabriquées en bois de fraké, une essence tropicale africaine. Des menuisiers et des ébénistes locaux ont contribué à leur réalisation, de la découpe des pièces à l’assemblage, en passant par la gravure des motifs et les travaux de finition.
Au-delà de leur dimension esthétique, ces podiums ont été conçus pour s’adapter aux exigences des différentes disciplines et aux sites de compétition. Leur système d’assemblage par tenons et mortaises, qui repose sur l’emboîtement de pièces de bois, leur confère un caractère modulable. Les plateaux intègrent, quant à eux, des fibres naturelles inspirées du layu, un objet traditionnel de vannerie sénégalaise. Leur légèreté et leur finition répondent aux besoins des cérémonies de remise des médailles et de présentation des mascottes. Au centre de chaque plateau circulaire, une pièce en similicuir synthétique vient compléter l’ensemble.
Cette contribution des artisans locaux illustre le potentiel du savoir-faire sénégalais dans la réalisation des infrastructures et des équipements liés aux grands événements sportifs. Elle ne dissipe toutefois pas les préoccupations des acteurs du secteur, qui dénoncent une intégration encore insuffisante de l’artisanat et des entreprises nationales dans les opportunités économiques générées par les Jeux. Au-delà de la fabrication de ces podiums, l’enjeu est de transformer la vitrine olympique en un véritable levier de développement pour les métiers locaux et le tissu productif national.
C’est précisément cette question de l’héritage économique qui sera au cœur du Sommet Sport et Développement, prévu à Dakar les 30 et 31 octobre, autour du thème « Sport et Développement : de l’élan olympique à un héritage durable ». À quelques jours de l’ouverture des JOJ, cette rencontre entend notamment interroger la capacité de l’événement à générer une croissance durable et à offrir des perspectives concrètes aux entreprises et aux artisans sénégalais. L’ambition est de faire en sorte que les retombées des Jeux ne se limitent pas au spectacle sportif, mais profitent également à ceux qui contribuent, par leur travail et leur expertise, à leur organisation.



