L’emprunt de 120 milliards de FCFA prévu dans la loi de finances rectificative (LFR) suscite des interrogations au sein de Pastef. Lors d’un point de presse, El Malick Ndiaye a dénoncé le recours à ce financement auprès de la Banque mondiale, destiné notamment aux subventions énergétiques et aux bourses familiales. Il s’inquiète du poids de cette dette pour les générations futures, alors que les fonds doivent financer des dépenses à court terme.
« Qui va payer cette dette de 120 milliards FCFA ? »
L’ancien président de l’Assemblée nationale a soulevé la question du remboursement de cet emprunt. Selon lui, les Sénégalais devront en supporter la charge pendant trente ans, alors que les ressources mobilisées auront déjà été dépensées.
« Qui va payer cette dette de 120 milliards F CFA ? », a-t-il interrogé, avant de dénoncer ce qu’il considère comme des « manipulations » du gouvernement.
Pour le député, le recours à cet emprunt pose la question de l’équilibre entre les dépenses immédiates et les engagements financiers qui pèseront sur le pays à long terme.
Les bourses sociales au cœur des critiques
El Malick Ndiaye s’est également prononcé sur l’évolution annoncée des budgets consacrés aux bourses sociales. Les montants évoqués passent de 35 milliards de FCFA en 2026 à 70 milliards, puis à 140 milliards en 2027, selon ses déclarations.
Le député estime que ces annonces relèvent davantage d’une opération de communication que d’une politique sociale durable. Il considère que les mesures présentées comme un soutien aux populations doivent aussi être évaluées à l’aune de leur financement et de leurs conséquences à long terme.
Des inquiétudes sur les prix en 2027
Le député de Pastef redoute par ailleurs que cette situation limite les possibilités de réduire les prix en 2027. Cette perspective inquiète les ménages, déjà confrontés au coût élevé des denrées de première nécessité.
À ses yeux, le financement de dépenses immédiates par l’endettement risque de reporter une partie de la charge sur les générations futures, sans garantir une amélioration durable du pouvoir d’achat.
Ses déclarations relancent ainsi le débat sur le financement des politiques sociales, le recours à l’emprunt et les conséquences des choix budgétaires sur les finances publiques.



