La situation reste tendue à la Fondation Trade Point Sénégal (TPS). Le Collectif des travailleurs alerte sur des retards récurrents de salaires, la dégradation des conditions de travail et des interrogations concernant certaines décisions de gestion. Face à cette crise, les agents interpellent les autorités et réclament des mesures concrètes.
Une transition qui ne rassure pas le personnel
Le limogeage de l’ancien directeur, décidé le 31 août 2026 par le Conseil de fondation, ainsi que la nomination d’un administrateur intérimaire, n’ont pas suffi à apaiser les tensions. Selon le Collectif, ces changements n’ont pas permis de rétablir la stabilité attendue au sein de la structure.
Les travailleurs continuent ainsi de dénoncer des difficultés internes qui affectent leurs conditions professionnelles, notamment les retards de paiement des salaires.
Le projet « MISEN Made in Sénégal » suscite des interrogations
Au-delà des revendications salariales, le personnel exprime ses préoccupations concernant le projet de transformation institutionnelle, notamment autour de l’entité « MISEN Made in Sénégal ».
Le Collectif précise ne pas rejeter les réformes par principe. Il demande toutefois qu’elles reposent sur un diagnostic préalable, une étude d’impact juridique, financier, social et opérationnel, ainsi que sur une concertation avec les parties concernées.
Les travailleurs réclament également une vérification indépendante et documentée de la gestion de la Fondation par les organes de contrôle compétents. Ils exigent, en parallèle, le règlement des arriérés de salaires et des garanties pour assurer la régularité des paiements à l’avenir.
Les autorités interpellées, une mobilisation envisagée
Dans leur déclaration, les agents interpellent directement le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Industrie et du Commerce. Ils demandent l’examen des faits signalés par les autorités compétentes et l’adoption de mesures susceptibles de stabiliser la Fondation.
En l’absence d’une réaction rapide des autorités de tutelle, les travailleurs annoncent leur intention de porter des brassards rouges tout en continuant d’assurer le service.
Malgré cette menace de mobilisation, le Collectif affirme rester ouvert à une concertation fondée sur la légalité, la transparence et le respect des droits des travailleurs.



