À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), les forces de défense et de sécurité sénégalaises ont procédé à une simulation d’attaque terroriste dans deux établissements hôteliers de Dakar. L’exercice, organisé au Terrou-Bi et à l’Azalaï, visait à tester la capacité des différents services à coordonner leur réponse face à une menace complexe impliquant notamment une prise d’otages.Initiée par le Comité national de coordination de la sécurité des JOJ, cette opération a mobilisé plusieurs unités spécialisées.
La Brigade d’intervention polyvalente (BIP), le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), les forces spéciales de la Marine, ainsi que des éléments des armées de terre et de l’air ont participé à l’intervention, aux côtés de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers.Le scénario simulait une attaque menée par un groupe fictif baptisé « Collectif ouest-africain pour le jihad et la prière » (COALP), avec une prise d’otages dans les deux hôtels.
Après plus d’une heure d’opérations, les forces engagées sont parvenues à neutraliser les assaillants fictifs, mettant ainsi fin à la situation de crise.Pour Cheikh Niang, coordonnateur du Comité national de coordination de la sécurité des JOJ, l’objectif était avant tout de favoriser un apprentissage collectif. L’exercice devait permettre d’identifier les éventuels points de vulnérabilité, d’évaluer la coordination entre les différents services et de renforcer la chaîne de commandement.
Les enseignements tirés de cette simulation feront l’objet d’une analyse approfondie afin d’apporter, si nécessaire, des ajustements au dispositif sécuritaire avant le début des Jeux.Prévus du 31 octobre au 13 novembre, les JOJ Dakar 2026 réuniront quelque 2 700 athlètes issus de 151 nations.
Les compétitions se dérouleront à Dakar, Diamniadio et Saly, dans un contexte où la sécurisation des sites, des délégations et du public constitue l’une des principales priorités des autorités sénégalaises.



