Le magistrat Ousmane Diagne est officiellement devenu, ce mardi, le nouveau président du Conseil constitutionnel. Il a prêté serment lors d’une audience solennelle et publique, mettant ainsi fin à plus d’un an d’intérim à la tête de la haute juridiction.
Cette période d’intérim avait débuté après le décès de Mamadou Badio Camara, survenu en avril 2025. En prêtant serment, Ousmane Diagne a placé son mandat sous le signe de l’indépendance et du respect des principes constitutionnels.
« Ma loyauté sera à la Constitution, à l’État de droit et à l’indépendance du juge », a déclaré le nouveau président, affichant sa volonté de préserver la neutralité de l’institution.
Ousmane Diagne connaît bien l’appareil judiciaire sénégalais. Il a notamment occupé les fonctions de procureur général près la Cour d’appel de Dakar et de premier avocat général près la Cour suprême. Il a également été nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, dans le premier gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, fonction qu’il a exercée du 12 avril 2024 au 6 septembre 2025.
La cérémonie d’installation a réuni plusieurs acteurs de la magistrature sénégalaise autour du nouveau président de l’institution chargée notamment de veiller au respect de la Constitution, de contrôler la conformité des lois et de garantir la régularité des élections.
Jusqu’à la nomination d’Ousmane Diagne, la vice-présidente Aminata Ly Ndiaye assurait la présidence intérimaire du Conseil constitutionnel.
Avec cette prise de fonctions, la haute juridiction entame ainsi une nouvelle phase sous la direction d’un magistrat au parcours marqué par plusieurs responsabilités au sommet de l’appareil judiciaire sénégalais.



