L’activiste anti-occidental Kemi Séba, interpellé lundi à Paris, a été libéré jeudi. Fidèle à sa réputation, il a réagi dès sa sortie sur son compte X (anciennement Twitter). Afrik.com rapporte ses propos : « Ceux qui veulent nous éteindre devront encore attendre. Nous sommes une génération d’hommes et de femmes noirs libres, obsédés par la décolonisation ultime du continent africain et de sa diaspora. »
Kemi Séba, militant béninois connu pour ses prises de position radicales, avait été placé en garde à vue pour « intelligence avec une puissance étrangère ». Bien que relâché, l’enquête préliminaire se poursuit, comme l’a précisé la justice française. Toutefois, l’activiste ne cache pas son défi envers les autorités françaises, affirmant que le garder en détention serait risqué pour elles en raison de son influence en Afrique et dans les Antilles.
Promotion des colonels au Mali : Goïta devient général
Au Mali, les colonels au pouvoir continuent de gravir les échelons militaires. AfricaNews rapporte que le président de transition, le colonel Assimi Goïta, a été promu général, avec un « titre spécial » qui fait de lui le détenteur de la plus haute distinction militaire du pays. Cinq autres colonels influents ont également été élevés au rang de généraux quatre étoiles.
Ces promotions marquent la reconnaissance du peuple malien envers ces officiers, qui sont devenus des figures clés de la refondation du pays, quatre ans après leur prise de pouvoir. Cependant, certains médias, comme Bamada.net, expriment des réserves sur cette montée en puissance des militaires, estimant qu’elle pourrait intensifier la militarisation de la sphère politique au détriment d’un retour à un régime civil. Média Afrique News ajoute que cette évolution intervient dans un contexte sécuritaire et politique encore fragile, alors que le Mali fait face à de nombreuses attentes nationales et internationales concernant la transition vers un pouvoir civil.
Les femmes rurales : piliers de la résilience mondiale
Les femmes en milieu rural sont au cœur de la résilience mondiale, révèle Sidwaya Quotidien, en s’appuyant sur des données de l’ONU. Dans les pays en développement, elles produisent jusqu’à 80 % des aliments mais ne possèdent que 20 % des terres, un chiffre qui illustre les profondes inégalités auxquelles elles sont confrontées.
Malgré leur vulnérabilité face à la sécheresse, Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, souligne leur capacité exceptionnelle à surmonter les difficultés. Que ce soit au Sahel, au Kenya, en Iran, au Pérou ou au Maroc, les femmes ont prouvé leur résilience. Pourtant, Sidwaya Quotidien rappelle que des inégalités structurelles continuent de limiter leur accès aux ressources essentielles comme la terre, l’eau et le crédit, rendant leur situation encore plus précaire. L’ONU appelle donc à une meilleure reconnaissance et à un soutien accru pour ces femmes, qui jouent un rôle essentiel dans la protection des communautés vulnérables contre les effets du changement climatique et de la sécheresse.



