Une attaque meurtrière a eu lieu mercredi soir à Kawuri, un village situé à environ 50 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Selon des sources sécuritaires, l’explosion d’une bombe dans un salon de thé a causé la mort de 19 personnes et blessé 27 autres.
L’explosion s’est produite vers 20h00 et a été confirmée par Ibrahim Liman, membre d’une milice anti-jihadiste travaillant avec l’armée. Les blessés ont été évacués vers des hôpitaux à Maiduguri. Aucun groupe n’a encore revendiqué l’attentat, mais la région est connue pour les activités de groupes jihadistes comme Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest.
Babakura Kolo, un autre chef de milice, a indiqué que l’attaque de Kawuri a surpris la communauté, soulignant qu’une telle violence ne s’était pas produite depuis un certain temps.
Cette attaque survient quelques semaines après des attentats-suicides dans la région de Gwoza, qui ont fait 32 victimes, ciblant un mariage, un hôpital, et des enterrements.
Bien que les attentats à la bombe soient devenus plus rares dans les villes depuis que l’armée a repoussé les jihadistes des territoires qu’ils contrôlaient en 2014, des attaques et des embuscades continuent de se produire dans les zones rurales. Les combattants jihadistes ciblent souvent les hommes et enlèvent les femmes qui se déplacent en dehors des villes pour des activités telles que la collecte de bois.
Le président Bola Tinubu, arrivé au pouvoir il y a un peu plus d’un an, a fait de la lutte contre l’insécurité une priorité, mais les résultats restent à démontrer. En parallèle, les forces armées nigérianes affrontent des gangs armés dans le nord-ouest du pays. Depuis 2009, l’insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria a causé 40 000 morts et forcé deux millions de personnes à fuir leurs foyers.
Outre l’insurrection jihadiste, le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 220 millions d’habitants, fait face à des gangs criminels armés, des conflits intercommunautaires et des tensions séparatistes.



