Thiaroye-sur-Mer est plongée dans l’angoisse et le désespoir alors que sept jeunes du quartier Daour Niang restent introuvables depuis plus de quinze jours. Selon les témoignages de leurs familles, ils ont pris clandestinement la mer en direction de l’Espagne à bord d’une pirogue le 6 mai dernier.
Suite à l’attaque survenue dimanche matin à Kinshasa, capitale de la RDC, les autorités congolaises rapportent la mort de quatre assaillants et la capture de quarante autres, qualifiant l’incident de « tentative de coup d’État ».
Parmi les personnes décédées se trouve Christian Malanga, un ancien capitaine de l’Armée congolaise résidant aux États-Unis, qui dirigait le groupe d’insurgés.
Cependant, de nombreuses questions subsistent quant aux détails de ces événements tragiques. La nature de l’incident est sujette à débat : s’agit-il d’une tentative de coup d’État, d’une tentative de déstabilisation des institutions, ou simplement d’une tentative d’assassinat ciblé, comme le soutiennent les proches de Vital Kamerhe ? L’épouse de ce dernier et son parti affirment que l’objectif était de mettre fin à la vie du probable futur président de l’Assemblée nationale.
Partis de Bargny, une localité côtière bien connue comme point de départ fréquent des pirogues en direction de l’Europe, ils n’ont depuis lors donné aucune nouvelle, plongeant leurs familles dans la détresse. « Nous sommes totalement dans l’incertitude. Nos enfants sont partis chercher une vie meilleure et nous sommes totalement dans le flou quant à leur sort », confie un parent, la voix serrée par l’émotion.
Les familles lancent un appel urgent aux autorités sénégalaises pour qu’elles intensifient les recherches et leur apportent leur assistance.



