Saint-Louis a accueilli, les mercredi 21 et jeudi 22 octobre, un atelier de restitution organisé par le projet AFRICAM, consacré au renforcement de l’approche « Une Seule Santé » (One Health). La rencontre a réuni les autorités administratives, les services techniques de la santé humaine et animale, les élus locaux, les organisations communautaires ainsi que les partenaires techniques et financiers, autour d’un objectif commun : améliorer la prévention et la gestion des risques sanitaires à l’interface entre l’homme, l’animal et l’environnement.
Au-delà de la présentation des résultats des activités menées sur le terrain, cet atelier a permis de mettre en évidence les défis liés à la coordination entre les différents acteurs. Dans un contexte marqué par la récurrence des zoonoses, les effets du changement climatique et la fragilisation des écosystèmes, l’approche intégrée de la santé apparaît comme un levier essentiel pour anticiper les menaces et renforcer les dispositifs d’alerte précoce. « On ne peut plus traiter la santé humaine sans tenir compte de la santé animale et de l’environnement. Tout est lié. C’est tout le sens du projet AFRICAM », a souligné Jean Hugues Cafin, coordonnateur du projet.
Les échanges ont notamment mis en lumière plusieurs difficultés persistantes, dont l’insuffisance de la coordination entre les services sanitaires et vétérinaires, le manque de moyens logistiques et les limites de la remontée des informations communautaires. Toutefois, des progrès ont également été relevés, notamment dans le domaine de la surveillance communautaire et de la sensibilisation des éleveurs et des pêcheurs aux risques sanitaires.
Dans les zones périphériques et insulaires de Saint-Louis, les acteurs locaux ont salué l’initiative tout en plaidant pour sa pérennisation. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer l’implication des relais communautaires, des Badiénou Gokh et des éleveurs dans les mécanismes de veille et d’alerte précoce.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment le renforcement de la plateforme régionale « One Health », l’amélioration de la surveillance conjointe des maladies humaines et animales, la mise à disposition de moyens adéquats pour les postes vétérinaires et les structures de santé, ainsi que l’intensification des campagnes de sensibilisation communautaire sur les zoonoses.
Les autorités présentes ont salué les efforts déployés par le projet AFRICAM et réaffirmé leur volonté d’accompagner cette dynamique en faveur d’une santé globale, intégrée et durable. Mis en œuvre dans plusieurs pays africains, le projet vise à renforcer les capacités des systèmes de santé pour prévenir, détecter et gérer efficacement les menaces sanitaires à l’interface entre l’homme, l’animal et l’environnement.



