Vingt ans après la finale de la Coupe du monde 2006 à Berlin, l’Italie continue de laisser une trace particulière dans l’histoire de Zinédine Zidane. Pour son troisième match à la tête de l’équipe de France, le nouveau sélectionneur tricolore a vu ses hommes concéder le nul (1-1), vendredi soir au Stade de France, au terme d’une rencontre longtemps dominée par les Bleus.
Un scénario qui ravive forcément le souvenir douloureux de 2006, lorsque Zidane, alors capitaine et maître à jouer des Bleus, avait été expulsé en prolongation de la finale mondiale face à la Nazionale, finalement sacrée aux tirs au but.Cette fois, Zidane était sur le banc, mais le scénario a de nouveau comporté une expulsion française face aux Italiens.
Après une première période sans but, Michael Olise a libéré le Stade de France à la 55e minute, d’une frappe puissante sous la barre de Gianluigi Donnarumma. Les Français, dominateurs dans le jeu, semblaient alors avoir pris le contrôle de la rencontre. Mais l’Italie a résisté avant de profiter d’une erreur défensive pour revenir au score par Alessandro Bastoni à la 68e minute.Comme un écho du passé, la fin de match a une nouvelle fois tourné à l’infériorité numérique française. Dayot Upamecano a reçu un second carton jaune à la 85e minute, laissant les Bleus terminer la rencontre à dix. Vingt ans après avoir quitté la pelouse de Berlin avec un carton rouge devenu l’une des images les plus célèbres de sa carrière, Zidane a donc assisté, depuis son banc, à une nouvelle expulsion française contre l’Italie.
La comparaison s’arrête toutefois là : cette fois, il ne s’agissait pas d’une finale mondiale, mais d’une troisième journée de Ligue des nations.Ce match nul constitue le premier accroc de l’ère Zidane, après deux victoires contre la Turquie (1-0) et la Belgique (1-0). Malgré les deux points abandonnés, la France conserve la tête de son groupe avec 7 points, devant la Belgique (6 points). Les Bleus devront rapidement se remobiliser puisqu’ils retrouveront les Diables rouges le 5 octobre.
Pour Zidane, l’histoire avec l’Italie se poursuit donc de manière singulière : vingt ans après la finale de Berlin, l’ancien numéro 10 n’a toujours pas réussi à prendre le dessus sur la Nazionale, cette fois dans un tout autre rôle.



