À l’approche de la prochaine campagne agricole, les difficultés de la précédente continuent de peser sur les acteurs de la filière arachidière. À Birkelane, dans la région de Kaffrine, l’opérateur économique Mouhamed Ka affirme détenir encore plus de 300 tonnes d’arachide invendues.
Selon lui, plusieurs acteurs du secteur restent confrontés à d’importants stocks issus de la campagne précédente. Une situation qui complique leur trésorerie et fragilise leurs activités.
Des stocks qui pèsent sur les opérateurs
Mouhamed Ka estime que les difficultés rencontrées lors de la dernière campagne ne concernent pas uniquement sa structure. Il évoque une situation plus large, marquée par des difficultés à écouler les productions à des prix jugés rémunérateurs.
Pour son entreprise, les conséquences sont particulièrement importantes. Plus de 300 tonnes d’arachide restent stockées, immobilisant une partie considérable de ses ressources financières.
Le financement et l’exportation au cœur des difficultés
L’opérateur économique identifie notamment les difficultés d’accès au financement et les contraintes liées au marché de l’exportation comme des facteurs ayant perturbé la commercialisation lors de la précédente campagne.
Selon lui, les retards dans l’accès au crédit ont notamment ralenti les opérations de collecte. Les restrictions concernant certains acheteurs internationaux auraient également contribué à compliquer l’écoulement des stocks.
Un appel à anticiper la prochaine campagne
Face à cette situation, Mouhamed Ka appelle à une concertation rapide entre les différents acteurs de la filière. Il invite le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage à réunir producteurs, opérateurs économiques, transformateurs, huiliers et exportateurs.
L’objectif serait d’identifier en amont les difficultés de la précédente campagne et de trouver des solutions avant le démarrage de la prochaine collecte.
Tout en saluant les initiatives déjà engagées par l’État, notamment la tournée agricole du ministre dans le bassin arachidier et le forum de concertation organisé à Kaffrine, l’opérateur insiste sur la nécessité d’anticiper.
Pour lui, lancer une nouvelle campagne alors que les magasins restent remplis par les stocks de la précédente pourrait accentuer les difficultés financières des acteurs de la filière.



