L’examen du projet de loi n°21/2026 sur la carte d’identité biométrique CEDEAO a dépassé les seules questions administratives et techniques. Ce mardi, à l’Assemblée nationale, les députés ont également soulevé plusieurs préoccupations liées au processus électoral.
Parmi les principales interrogations figure la situation des jeunes qui atteignent l’âge de voter. Certains peuvent disposer d’une carte biométrique CEDEAO encore valide tout en portant la mention « NE PEUT PAS VOTER », lorsqu’ils ne sont pas inscrits sur les listes électorales.
Les parlementaires ont ainsi demandé au gouvernement de veiller à la mise à jour des données électorales. Ils ont également voulu savoir si la prorogation de la validité des cartes d’identité entraînait automatiquement leur prolongation en tant que cartes d’électeur.
Les territoriales de 2027 au centre des échanges
Le calendrier des prochaines élections territoriales a également occupé une place importante dans les débats. Les députés ont notamment rappelé les crédits prévus dans la loi de finances 2026 pour l’organisation des scrutins, le fonctionnement de la Direction générale des Élections et la confection des cartes biométriques.
Interpellé sur ces différentes questions, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a assuré que la prorogation technique des pièces d’identité et l’organisation des élections territoriales relevaient de deux processus distincts.
Selon lui, dans l’hypothèse d’une convocation du scrutin en janvier 2027, les cartes biométriques actuellement en circulation permettront aux citoyens d’exercer leur droit de vote.
Une révision des listes encadrée par la loi
Concernant une éventuelle révision exceptionnelle des listes électorales, le ministre a rappelé les dispositions prévues par la loi.
La révision ordinaire intervient chaque année entre février et juillet. Quant à la révision exceptionnelle, elle ne peut être engagée qu’après la fixation officielle de la date du scrutin par décret présidentiel.
Les débats autour du projet de loi mettent ainsi en lumière les enjeux liés à la fois à la validité des pièces d’identité, à l’inscription électorale et à la préparation des prochaines échéances territoriales.



