Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, n’exclut pas une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale. Interrogé sur cette possibilité lors d’un entretien accordé à RFI et France 24, le chef de l’État a rappelé qu’il s’agit d’une prérogative prévue par la Constitution.
« Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? », a déclaré Bassirou Diomaye Faye. Il précise toutefois qu’aucune décision n’est arrêtée à ce stade.
Une décision liée au contexte
Pour le président de la République, le recours à cette prérogative dépendra des circonstances. « Tout est question de nécessité ou de contexte », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Le moment venu, selon ce qu’on aura en face, on décidera. »
Bassirou Diomaye Faye affirme que sa principale boussole reste « l’intérêt supérieur du peuple sénégalais » ainsi que la fluidité dans les relations entre les institutions.
Pas de blocage insurmontable
Le chef de l’État a également évoqué l’hypothèse d’un éventuel blocage entre les institutions. Il estime qu’une telle situation ne devrait pas être impossible à résoudre.
« Nous ne pensons pas qu’il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable », a-t-il indiqué.
Selon lui, la Constitution prévoit les mécanismes permettant à chaque institution d’exercer ses prérogatives lorsque des difficultés apparaissent.
À ce stade, le président n’a donc fixé aucune date pour une éventuelle dissolution ni pour l’organisation de nouvelles élections.



