Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie numérique. Le pays a officiellement intégré le cercle des 29 États fondateurs de la World Artificial Intelligence Cooperation Organization (WAICO), une nouvelle instance intergouvernementale consacrée à la coopération et à la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Signature officielle à Shanghai
L’accord de création de cette organisation a été signé le 16 juillet à Shanghai par le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf. Cette cérémonie marque le lancement officiel de la WAICO, dont le siège sera établi dans la métropole chinoise.
Une ambition stratégique pour le Sénégal
À travers cette adhésion, le Sénégal confirme sa volonté de jouer un rôle actif dans les grandes discussions internationales sur l’avenir de l’intelligence artificielle. Devenue un levier clé en matière d’innovation, de compétitivité et de souveraineté numérique, l’IA s’impose aujourd’hui comme un enjeu stratégique pour les États.
En rejoignant la WAICO dès sa création, Dakar entend peser sur l’élaboration des normes internationales et renforcer sa présence dans les espaces de décision liés aux technologies émergentes.
Une organisation dédiée à une IA éthique et inclusive
La WAICO a pour mission d’accompagner les États face aux défis posés par le développement rapide de l’intelligence artificielle. L’organisation ambitionne de promouvoir une IA responsable, éthique et centrée sur l’humain.
Parmi ses objectifs figurent :
- le renforcement de la coopération internationale
- la réduction des inégalités d’accès aux technologies numériques
- le partage des connaissances et des innovations
- la mise en place de mécanismes pour prévenir les risques liés à l’IA
Un levier pour la transformation numérique
Pour le Sénégal, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale. Les autorités misent sur le numérique comme moteur de développement économique, de modernisation de l’administration et de création d’emplois.
L’adhésion à la WAICO représente ainsi un levier supplémentaire pour consolider la souveraineté technologique du pays, tout en développant des partenariats techniques et institutionnels avec les autres États membres.



