La coordination de Pastef en France a annoncé des mesures conservatoires à l’encontre de deux collectifs se réclamant du parti, dans un contexte marqué par des tensions au sein de la diaspora sénégalaise. L’information a été rendue publique dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion du Bureau exécutif tenue le 6 juillet.
Selon la direction, les groupes dénommés « Pastef France Refondation » et « Moncap Diaspora Authentique » utiliseraient le nom, les symboles et les outils de communication du parti sans autorisation. Le Bureau exécutif rappelle que seuls les organes prévus par les statuts et le règlement intérieur sont habilités à représenter officiellement Pastef.
En conséquence, six responsables identifiés comme animateurs ou porte-parole de ces collectifs ont été provisoirement exclus des plateformes numériques officielles du parti, notamment des groupes WhatsApp. Il s’agit de Hamadou Sabaly, Ngoné Ndoye Fall, Momar Seydi, Marie Coly, Cheikh Dabo et Ibrahima Diop.
La direction estime que les prises de position de ces collectifs risquent d’entretenir la confusion parmi les militants et de fragiliser la cohésion du parti. Elle prévient que les mêmes mesures pourraient être appliquées à toute personne qui continuerait à promouvoir ces groupes ou à diffuser leurs messages via les canaux officiels de Pastef.
Par ailleurs, le Bureau exécutif n’exclut pas de saisir le Bureau politique du parti afin d’engager des procédures disciplinaires contre les personnes concernées, conformément aux dispositions du règlement intérieur.
Cette décision intervient alors que des divergences internes agitent la section française de Pastef depuis plusieurs semaines. Début juillet, la direction avait déjà annoncé l’écartement de certains responsables ayant affiché publiquement leur intention de rejoindre une autre formation politique.
En conclusion, Pastef France appelle ses militants à privilégier le dialogue dans le respect des règles internes et réaffirme sa volonté de préserver l’unité du parti ainsi que son engagement au service du peuple sénégalais.



