L’arrivée de Starlink sur le marché sénégalais des télécommunications continue de susciter des réactions contrastées. Si une partie de l’opinion publique salue cette nouvelle opportunité en matière de connectivité, d’autres acteurs expriment des inquiétudes et appellent à davantage de clarifications sur les modalités d’implantation de ce nouvel opérateur.
Face à ces interrogations, le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des Postes (ARTP), Dahirou Thiam, est sorti de sa réserve, jeudi, pour apporter des éléments de réponse. Il a tenu à préciser que l’autorisation accordée à Starlink repose sur un cahier des charges élaboré par l’ARTP en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, notamment le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique.
« Starlink a été autorisé sur la base d’un cahier de charges sur lequel l’Autorité de régulation des télécommunications a travaillé avec tous les acteurs concernés. Toutefois, il revient au ministère, en charge de l’approbation et de la délivrance de cette autorisation, de préciser les contours exacts de celle-ci », a expliqué M. Thiam.
Le directeur général de l’ARTP a également tenu à rassurer les opérateurs et les consommateurs quant au rôle du régulateur. Il a affirmé que l’institution veillera strictement au respect des règles du marché par tous les acteurs, sans distinction. « En tant que régulateur, nous garantissons que tous les opérateurs, quels qu’ils soient, seront soumis à la régulation. Notre mission est de protéger les intérêts des consommateurs et de préserver l’équilibre du marché », a-t-il assuré.
Dahirou Thiam s’exprimait en marge de la rencontre « Ettu koom koom », une initiative de KPMG, consacrée au thème : « Infrastructures numériques et connectivité universelle : enjeux, modèles et perspectives»



