Depuis minuit, le député Cheikh Bara Ndiaye publie sur les réseaux sociaux sa propre version des échanges qui ont eu lieu mardi entre les responsables du Pastef et le président Bassirou Diomaye Faye. Ce dernier traverse, depuis plusieurs jours, une période de tension avec son Premier ministre, Ousmane Sonko, leader du Pastef.
À 00h52, le député reprend une expression popularisée par Macky Sall pour rapporter les propos du chef de l’État : « Néna ni oui ni non ». Selon lui, le président Diomaye n’a ni confirmé ni infirmé son intention d’être candidat à la présidentielle de 2029.
Quelques minutes plus tard, à 01h01, Cheikh Bara Ndiaye publie un nouveau message, cette fois sur l’un des sujets les plus sensibles opposant Diomaye Faye à Ousmane Sonko : le cas de Mimi Touré. D’après lui, le président « n’a pas changé » de position. Il ne prévoit pas de limoger son envoyée spéciale, chargée de restructurer la coalition « Diomaye Président ». Le député affirme même que le chef de l’État ne compte pas donner suite au rapport de l’IGE qui épinglerait Mimi Touré.
Deux autres publications ont suivi en fin de matinée ce mercredi.
À 11h53, Cheikh Bara Ndiaye rapporte que « le Président a dit que Sonko ne le respecte pas et qu’il doit respecter les institutions ».
Puis, à 12h05, il cite encore Diomaye Faye : « C’est par mérite que Sonko a fait de moi le candidat en 2024. Ils savent pourquoi ils m’ont trouvé en prison pour me désigner comme candidat. »
Dans ce même post, le député ajoute que le chef de l’État estime qu’Abdourahmane Diouf « n’a rien fait de mal », alors qu’Ousmane Sonko soupçonne le ministre de surfacturation.
Reste à savoir si le député a fidèlement retranscrit les propos du président. Pour Serigne Khadim Bamba Fall, une prise de parole officielle du parti est désormais indispensable :
« Si le Bureau politique ne communique pas, il sera responsable des dérives communicationnelles. Stoppez l’hémorragie, bon sang », a-t-il écrit sur sa page Facebook.




