Pape Alioune Gningue critique les actions de l’ex-maire, qu’il qualifie de provocations républicaines regrettables. Selon lui, le Sénégal a connu en 2024 une rupture profonde dans la gestion politique du pays, et il estime qu’il est heureux que l’institution municipale puisse désormais changer d’orientation. « Toutes les politiques économiques et sociales doivent désormais s’aligner sur la nouvelle référence du pays, l’agenda national de transformation 2050 », précise-t-il.
Concernant les retards de paiement des salaires du personnel municipal, M. Gningue explique que la situation complexe en fin décembre a causé ces délais, mais que tout est désormais rentré dans l’ordre et que les salaires ont été versés.
Au sujet des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026, il relève les incohérences dans les propos de l’ex-maire. Selon lui, les Jeux Olympiques, tout comme la Coupe du Monde, sont la propriété exclusive du Comité International Olympique (CIO), et les fédérations faîtières n’ont pas vocation à construire des infrastructures. Il ajoute : « Seul l’État du Sénégal a respecté son engagement financier en consacrant 35 milliards de francs CFA (60 millions de dollars) pour la préparation des JOJ. Le CIO a quant à lui financé 52 % du budget global de 171 millions de dollars. »
M. Gningue met en avant les rénovations des infrastructures sportives prévues pour l’événement, telles que le stade Léopold Sédar Senghor, le stade Iba Mar Diop, la piscine olympique, et d’autres sites. Dakar accueillera plus de 200 délégations et 2 700 athlètes, avec le recrutement de 6 000 jeunes pour l’organisation des JOJ 2026. De plus, le CIO a investi près de 4 milliards de francs CFA dans la préparation des jeunes athlètes sénégalais.
Le conseiller municipal annonce également sa candidature à la succession de Barthélémy Dias. Il propose une rupture avec les priorités précédentes et la restructuration du budget en faveur des secteurs les plus vulnérables. Pour le mandat de transition (2025/2027), il souligne l’importance d’un audit interne des finances et du personnel pour garantir une gestion efficace des ressources. « Mes priorités incluent la mobilité urbaine, le financement vert et le changement climatique pour offrir aux Dakarois un cadre de vie digne d’une capitale moderne. Un COPIL sera mis en place pour impliquer les maires des communes dans la diversification des projets de la ville, et nous corrigerons les erreurs passées. L’arrêt du projet des toilettes publiques sera ma première mesure dès mon élection », affirme-t-il.
Sur la situation de la mairie, M. Gningue déclare : « La ville de Dakar est une institution endettée, ayant perdu la confiance de ses administrés et de son partenaire stratégique, l’État du Sénégal. Il est crucial pour ce mandat de transition de rétablir une coopération transparente avec le gouvernement du président Diomaye Faye, garantir une justice sociale pour les travailleurs et renforcer l’implication du conseil municipal dans ses missions de représentation. »



