Chaque soir à Dakar, à partir de 17 heures, les rues se remplissent d’une délicieuse odeur de maïs grillé. Les vendeurs, avec leurs sacs de maïs et fourneaux, s’installent partout.
Nous nous arrêtons devant le fourneau de Djeneba, une jeune femme d’origine malienne, établi dans le quartier de Ouest foire. « Chaque période de pluie, je vends du maïs grillé » raconte-t-elle en éventillant le feu.
Djeneba est fière de son maïs « je m’assure de choisir le meilleur maïs, car il y’a des maïs qui ne sont pas bon ». chaque maïs qu’elle grille, elle partage une partie de son histoire faisant de chaque client un ami.
Les clients sont nombreux et ravis. Noëlla une étudiante gabonaise témoigne » Venir ici après les cours est toujours un plaisir. Le maïs grillé me rappelle mon enfance dans le village ».
Abdoulaye, étudiant en marketing et communication prend également le temps de se joindre à la foule. « C’est rapide, délicieux et c’est un plaisir dans ma journée chargée ». Pour lui, ces moments de pause sont précieux.
Malgré leur passion, ces vendeurs font face à divers défis. La concurrence est élevée. « il faut toujours se distinguer », explique Djeneba. La météo constitue aussi un obstacle. Les soirées pluvieuses peuvent impacter les ventes.
A Dakar, chaque soir, les vendeurs de maïs grillé transforment les rues en un festival de saveurs. Chacun, qu’il soit vendeur ou consommateur, participe à cette célébration de la culture locale. Le maïs grillé devient alors un symbole de partage et de bonheur, un délice à savourer de la soirée dakaroise.
Souleymane Kone/Le Monde 221



