Le président gambien Adama Barrow a fermement démenti les rumeurs selon lesquelles il aurait choisi l’homme d’affaires Mohamed Jah comme successeur à la présidence. Ces spéculations ont été publiées par le journal The Voice dans un article datant de lundi, provoquant une réaction rapide du Parti national du Peuple (PNP), la formation politique du chef de l’État.
Les avocats du président Barrow ont immédiatement réagi en adressant une lettre au journal, qualifiant l’article de « diffamatoire » et exigeant son retrait immédiat, accompagné d’excuses publiques sous peine de poursuites judiciaires. Dans cette correspondance, il est précisé qu’Adama Barrow n’a jamais discuté d’une telle succession et n’a en aucun cas renoncé à briguer un nouveau mandat à la tête du pays. « A aucun moment notre client n’a eu de telles conversations, ni choisi Mohamed Jah comme successeur », insistent les avocats du président.
Ces rumeurs vont à l’encontre des récentes déclarations d’Adama Barrow, qui a clairement fait savoir qu’il n’entendait pas se retirer après deux mandats, contrairement à ce que certains observateurs pourraient supposer. Le président Barrow avait déjà affirmé publiquement que l’idée qu’il ne se représenterait pas était infondée.
En réponse à cet article, les avocats du chef de l’État ont également dénoncé un second texte publié par le même journal, contenant d’autres « allégations diffamatoires ». Ils soulignent que ces publications ont gravement porté atteinte à la réputation du président, provoquant pour lui une « détresse et un embarras considérables ».
En conséquence, les représentants légaux d’Adama Barrow demandent à The Voice de retirer immédiatement l’article en question et de publier un démenti ainsi que des excuses complètes dans les mêmes conditions de visibilité que l’article initial. De plus, le journal devra verser des dommages et intérêts pour l’atteinte à la réputation du président.
Les avocats ont donné un ultimatum de 24 heures au journal pour se conformer à ces exigences, sous peine de poursuites judiciaires. « Si l’article diffamatoire n’est pas définitivement retiré et que les engagements ci-dessus ne sont pas respectés… nous prendrons les mesures nécessaires pour engager une procédure judiciaire sans autre correspondance », ont-ils averti.
Cette affaire pourrait prendre une tournure judiciaire si The Voice ne se conforme pas aux exigences du président Barrow, alors que ce dernier réaffirme son intention de rester candidat pour les prochaines élections présidentielles.



